Un PER individuel supporte en moyenne 0,91% de frais de gestion annuels. Ce n'est que la moitié du problème : les fonds dans lesquels vous êtes investi en prélèvent jusqu'à 2,03% de plus, et cette ligne n'apparaît nulle part sur votre relevé. Voici le calcul complet, fait devant vous, sans qu'on vous demande quoi que ce soit.
150,4 Md€ d'encours en France, 12,9 millions de titulaires, et moins de 1% de cet encours transféré chaque année. Presque personne ne sait que c'est possible.
Déplacez les curseurs. Les frais sont appliqués chaque année sur l'encours capitalisé, versements compris. C'est la seule façon honnête de mesurer l'écart, parce que ce que vous perdez, ce n'est pas le frais lui-même, c'est tout ce qu'il aurait rapporté.
Votre relevé annuel affiche les frais de l'enveloppe. Il n'affiche pas les frais courants des fonds dans lesquels votre argent est investi, alors qu'ils sont souvent deux fois plus lourds. Les deux se cumulent et se prélèvent sur le même capital.
de frais de gestion annuels moyens sur les unités de compte d'un PER individuel. Gestion libre 0,89%, gestion pilotée 0,92%.
OPEF / CCSF, rapport 2025, données ACPRde frais moyens sur chaque versement en unités de compte. Le chiffre monte à 1,69% en gestion pilotée. Une assurance vie prélève 0,55% en moyenne.
OPEF / CCSF, rapport 2025de frais de gestion annuels sur le fonds en euros d'un PER, contre 0,67% sur une assurance vie. Le PER reste structurellement plus cher.
OPEF / CCSF, rapport 2025de frais courants moyens sur les supports actions, contre 0,37% sur un ETF. C'est la ligne invisible, et c'est la plus lourde.
Good Value for MoneyLe transfert d'un plan d'épargne retraite n'est ni une faveur commerciale ni une zone grise. Il est encadré, plafonné, et enfermé dans des délais opposables à votre assureur.
Ils ne peuvent excéder 1% de l'encours transféré. Ce même plafond s'applique depuis le 24 octobre 2024 aux transferts d'anciens produits, PERP, Madelin, article 83 ou PERCO, vers un PER.
art. L. 224-40 du code monétaire et financierAucun frais après cinq ans de détention pour un transfert d'un PER vers un autre PER. Le seuil passe à dix ans depuis le premier versement lorsqu'il s'agit d'un ancien produit d'épargne retraite.
Gratuité légale, pas commercialeDeux mois d'un PER vers un autre PER. Quatre mois depuis un ancien produit. Six mois pour les transferts collectifs organisés par l'employeur.
Délais légaux opposablesUn PER compte-titres peut être transféré vers un PER assurantiel, et réciproquement. Les mêmes règles s'appliquent quel que soit le statut de l'établissement.
Aucune exclusion par nature de contratLe transfert n'est ni un rachat ni une nouvelle souscription. Les versements déjà déduits le restent, et le compartiment d'origine des sommes est maintenu à l'identique.
Aucun événement fiscalL'assurance vie ne se transforme qu'au sein du même assureur, et avec son accord, en application de l'article 72 de la loi PACTE. Aucune portabilité entre assureurs différents n'existe à ce jour.
art. 72 de la loi n° 2019-486Le simulateur propose une hypothèse à 10%. Elle n'est pas sortie de nulle part. Voici trente-deux années civiles de performances réelles, nettes de frais, sur un fonds d'actions françaises de petites capitalisations. Les bonnes années et les mauvaises, sans en retirer aucune.
Ces trois chiffres viennent du même document officiel, arrêté au 30 septembre 2025, et portent tous sur la période écoulée depuis la création du fonds. C'est la seule comparaison que nous nous autorisons : même source, même période, même devise.
Les montants en euros sont calculés par le cabinet en appliquant à 10 000€ les performances cumulées publiées. La comparaison porte sur des indices d'actions françaises. Elle ne dit rien des indices américains, mondiaux ou technologiques sur la même période, dont les performances ont pu être différentes.
En 2008, ce fonds a perdu 52,9% en une année. En 2018, 30,2%. Un rendement moyen de 12,98% ne se vit jamais comme trente-deux années à 12,98%. Il se vit comme vingt-six bonnes années et six mauvaises, dont deux très violentes, et personne ne sait à l'avance dans quel ordre elles arrivent.
Il faut ajouter une réserve de méthode que peu de gens énoncent. Ce fonds est présenté ici parce qu'il a bien fait. Sur trente-deux ans, des centaines de fonds ont été lancés en France et une partie a disparu en cours de route. Regarder les survivants et en tirer une règle générale est un biais bien connu. Ces chiffres décrivent un parcours réel, ils ne démontrent pas qu'il se répétera, ni qu'il vous conviendrait.
Aucun de ces taux n'est arbitraire. Chacun renvoie à une performance réellement constatée sur une période identifiée, dont la source est indiquée. Aucun ne constitue une prévision.
| Hypothèse | Ce à quoi elle renvoie | Référence chiffrée |
|---|---|---|
| 3% | Fonds en euros et allocations très prudentes | Ordre de grandeur des rendements servis |
| 4,5% | Allocation équilibrée, moitié obligataire | Hypothèse de travail intermédiaire |
| 6% | Allocation dynamique diversifiée | Hypothèse de travail intermédiaire |
| 7,5% | Actions internationales sur longue période | CAC 40 dividendes réinvestis, 8,81%/an depuis 1987, source Euronext |
| 10% | Actions américaines, moyenne longue | S&P 500 dividendes réinvestis, 10,82%/an de 1994 à 2025, en dollars |
| 13% | Fonds d'actions performant sur trente ans | Le fonds présenté ci-dessus, 12,98%/an de 1994 à 2025, nettes de frais |
| 15% | Scénario exceptionnel, une décennie particulièrement favorable | S&P 500 dividendes réinvestis, 14,82%/an de 2016 à 2025, en dollars |
Le taux de 15% ne correspond à aucune moyenne longue. Il correspond à une seule décennie, 2016 à 2025, sur un seul marché. Sur trente-deux ans, le même indice ressort à 10,82% par an, et il a connu six années négatives dont 2008 à moins 37,00%. Utiliser 15% comme hypothèse de projection sur vingt ans revient à parier que la décennie la plus favorable de l'histoire récente se répète trois fois de suite. Nous l'affichons parce que le chiffre existe et qu'il est vérifiable, pas parce que nous le recommandons.
Ces indices sont libellés en dollars pour le S&P 500. Un épargnant français subit en plus l'effet de change, favorable certaines années, défavorable d'autres, qui n'est pas modélisé ici.
Question légitime, puisque cette page passe sa première moitié à expliquer que les frais détruisent du capital. Les frais courants de ce fonds vont de 1,20% pour la part institutionnelle à 1,95% pour les parts A et X, auxquels s'ajoute une commission de surperformance de 10% au-delà de l'indice. Logé dans un plan d'épargne retraite facturant 1% de frais d'enveloppe, l'ensemble ressort donc nettement au-dessus des moyennes de marché citées plus haut.
Et pourtant. Les 12,98% annuels affichés sont nets de tous les frais du fonds. Ils sont ce qui est resté après les avoir payés. C'est exactement le raisonnement que nous défendons depuis le début de cette page : un frais n'est jamais cher ou bon marché dans l'absolu, il est cher quand il n'achète rien. Les 0,91% de frais de gestion moyens d'un PER individuel, eux, sont prélevés que le contrat performe ou non, sur un fonds en euros comme sur un ETF. C'est cette différence-là qu'il faut savoir lire, et c'est elle qui justifie de regarder un contrat ligne à ligne plutôt que de comparer deux pourcentages.
Tout ce qui précède ignore la fiscalité. Or un versement sur un PER est déductible du revenu imposable. Pour un contribuable dans la tranche à 41%, verser 10 000 euros ne coûte que 5 900 euros une fois l'économie d'impôt encaissée, alors que ce sont bien 10 000 euros qui sont investis et qui travaillent.
Il faut immédiatement ajouter la contrepartie, sans quoi la phrase serait trompeuse. Cet avantage est un décalage, pas un cadeau. Les sommes seront imposées à la sortie, en capital ou en rente. L'opération ne crée de la valeur que si votre taux marginal d'imposition à la retraite est inférieur à celui d'aujourd'hui, et que si vous acceptez le blocage des fonds jusqu'à la retraite, hors les six cas de déblocage anticipé de l'article L. 224-4 du code monétaire et financier.
Le document d'informations clés doit vous être remis gratuitement et en temps utile avant toute souscription, articles 5 et 13 du règlement (UE) n° 1286/2014 dit PRIIPs. Lisez-le avant toute décision, en particulier la section consacrée aux risques et l'indicateur synthétique, qui s'établit à 4 sur une échelle de 1 à 7.
Indépendance AM SICAV est une société d'investissement à capital variable de droit luxembourgeois, immatriculée au RCS de Luxembourg sous le numéro B 34355 et supervisée par la Commission de surveillance du secteur financier. Sa société de gestion est Indépendance AM S.A.S., 17 rue du Colisée, 75008 Paris, RCS de Paris 948 535 323. Indice de référence : CAC Mid & Small NR depuis le 31 décembre 2016, précédé du CAC Small NR de 2004 à 2016 et du SBF Second Marché avant 2004. Volatilité annualisée sur dix ans : 17,4%. Le cabinet EPCA n'est ni le promoteur ni le gestionnaire de ce fonds. Il le référence en revanche parmi les supports accessibles dans les contrats qu'il distribue et peut, à ce titre, percevoir une rémunération si vous souscrivez par son intermédiaire. Le détail de ces rémunérations figure dans le document d'entrée en relation remis avant toute prestation, conformément à l'article 325-16 du règlement général de l'AMF. L'éligibilité de ce support dépend de chaque contrat et se vérifie au cas par cas.
La réponse ne se trouve pas sur une page web. Elle dépend de votre horizon, de votre fiscalité, de ce que contient déjà votre patrimoine, et surtout de votre capacité à traverser une année à moins trente pour cent sans vendre. C'est le travail que nous faisons avant toute recommandation, et il commence par un échange sans engagement.
Aucune souscription ne peut être réalisée depuis cette page. Toute recommandation d'investissement fait l'objet d'un rapport écrit d'adéquation remis préalablement, conformément à l'article L. 541-8-1 du code monétaire et financier, après remise du document d'entrée en relation et recueil de votre situation, de vos objectifs, de votre horizon et de vos connaissances.
Cette page ne traite que du coût. Elle ne dit rien de l'avantage fiscal, qui est la raison d'être du dispositif et qui, dans beaucoup de situations, l'emporte largement sur les frais. Les deux se regardent ensemble, jamais séparément.
de plafond de déduction pour un salarié en 2026, soit jusqu'à 16 956€ d'économie d'impôt dans la tranche à 45%.
10% de 8 PASS 2025de plafond pour un travailleur indépendant, soit jusqu'à 40 010€ d'économie d'impôt dans la tranche à 45%.
art. 154 bis du CGIde plancher annuel, même sans revenu professionnel. Un conjoint sans activité ou un enfant majeur rattaché y a droit.
Levier peu utiliséC'est le sujet que la plupart des pages évitent, parce qu'il est plus technique que la déduction à l'entrée. C'est pourtant là que se joue le résultat final, et c'est là qu'un accompagnement fait une différence chiffrable.
| Ce que vous récupérez | Impôt sur le revenu | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| La part correspondant à vos versements | Barème progressif, sans l'abattement de 10% | Aucun |
| La part correspondant aux gains | Prélèvement forfaitaire de 12,8%, ou barème sur option | 18,6% depuis le 1er janvier 2026 |
Source : article 158 du code général des impôts et BOFiP BOI-RSA-PENS-30-10-20 pour la part versements, article 200 A du code général des impôts pour la part gains. Le taux de 18,6% résulte de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, qui porte la CSG sur les revenus du capital mobilier de 9,2% à 10,6%. L'assurance vie, elle, reste à 17,2%.
L'article L.224-1 du code monétaire et financier prévoit que la sortie en capital peut se faire en une ou plusieurs fois. Cette phrase de six mots vaut beaucoup d'argent, parce que la part correspondant à vos versements s'ajoute à vos revenus de l'année où vous la sortez. La sortir d'un coup, c'est se propulser dans les tranches hautes du barème pendant douze mois. L'étaler, c'est remplir chaque année les tranches basses.
Voici la démonstration sur un cas simple. Un couple retraité, deux parts fiscales, 27 000€ de pensions imposables par an. Un PER de 200 000€, dont 120 000€ de versements déduits et 80 000€ de gains.
Un point de vigilance qui n'est écrit nulle part : le fractionnement n'est pas un droit absolu. La loi l'autorise, mais chaque contrat fixe ses propres règles, et certains assureurs limitent le nombre de retraits par an ou le nombre total d'opérations. C'est une clause à vérifier avant de souscrire, pas après. C'est aussi une des raisons pour lesquelles le choix du contrat compte autant que celui du support.
La rente viagère est présentée comme la vocation naturelle du PER. Le débat se joue presque toujours sur le terrain fiscal, abattement de 10% contre barème, et il passe à côté de l'essentiel. La vraie question n'est pas comment vous serez imposé, elle est ce que devient votre argent.
Convertir en rente, c'est aliéner son capital. Le mot est dans les contrats et il est exact : vous en perdez la propriété. L'assureur le reprend, le place selon ses propres règles prudentielles, et vous verse un montant calculé sur des tables de mortalité volontairement conservatrices. Depuis l'arrêté du 1er août 2006, les assureurs utilisent les tables TGF05 et TGH05, dont l'espérance de vie retenue dépasse celle de l'INSEE de deux à trois ans. Et depuis 2012, c'est la table unisexe la plus prudente qui s'applique à tous. Ces marges de sécurité ne sont pas scandaleuses, c'est le métier de l'assureur. Mais elles sont payées par vous.
Un couple de 65 ans, réversion à 60%. Le taux de conversion du marché ressort autour de 3,6%, soit 7 200€ par an. Comparons avec un capital dont on retire exactement la même somme chaque année, le reste demeurant investi.
| Solution retenue | Total perçu sur 25 ans | Capital restant à 90 ans |
|---|---|---|
| Rente viagère | 180 000€ | 0€ |
| Capital fractionné, reste investi à 5% net | 180 000€ | 333 636€ |
| Capital fractionné, reste investi à 3% net | 180 000€ | 156 249€ |
| Capital fractionné, avec un krach de 40% en troisième année | 180 000€ | 62 806€ |
| Capital laissé sur un compte, sans aucun rendement | 180 000€ | 20 000€ |
Et à 5% net, le capital ne se vide pas : il monte. 202 800€ après un an de retraits, 235 218€ après dix ans, 333 636€ après vingt-cinq ans. Parce que 5% de 200 000€ dépassent les 7 200€ retirés. La rente vous verse 3,6%, le marché a historiquement produit davantage, et la différence reste chez vous au lieu de rester chez l'assureur.
La rente redevient gagnante si vous vivez assez longtemps pour récupérer votre capital, puis davantage. Sur ce cas, le point d'équilibre nominal se situe à 93 ans, soit vingt-huit années de rente. La probabilité d'atteindre cet âge est estimée entre 12 et 15% pour un homme selon la table TGH05.
Autrement dit, vous échangez une certitude, celle de ne rien transmettre, contre une chance sur sept ou huit d'avoir eu raison. Ajoutez que les frais d'arrérages, prélevés sur chaque versement, se situent entre 0,5 et 3% selon les contrats, et qu'ils grignotent la rente pendant toute sa durée.
Rester exposé aux marchés. C'est l'argument le plus lourd et le moins discuté. Une retraite dure vingt à trente ans, c'est un horizon d'investissement, pas une fin de partie. Sortir intégralement des marchés à 65 ans revient à renoncer au moteur qui a construit le capital, précisément au moment où il lui reste un quart de siècle pour travailler.
Ajuster chaque année. Vous retirez plus l'année d'un projet, moins l'année où d'autres revenus tombent, rien du tout l'année d'un marché baissier si vous pouvez vous le permettre. La rente, elle, verse la même somme quoi qu'il arrive, y compris quand vous n'en avez pas besoin et que cela vous coûte de l'impôt.
Transmettre. Ce qui n'a pas été consommé revient à vos proches. Une rente non consommée est perdue pour tout le monde sauf pour la mutualité des assurés.
Revenir en arrière. Un capital peut être converti en rente plus tard, à 75 ou 80 ans, quand le taux de conversion devient nettement plus favorable et que la question de la longévité se pose vraiment. L'inverse est impossible. Garder le capital, c'est garder l'option ; prendre la rente, c'est la brûler.
Elle supprime deux risques réels. Le premier est le risque de séquence : retirer de l'argent d'un portefeuille qui vient de perdre 40% détruit du capital de façon durable, et la ligne du krach dans le tableau ci-dessus le montre sans détour. Le second est le risque de gestion : personne ne garantit qu'à 85 ans vous aurez encore l'envie ou la capacité de piloter une allocation.
Rien n'oblige d'ailleurs à choisir. Le panachage est prévu par les contrats : une part en rente, calibrée sur vos dépenses incompressibles et sur ce que vos pensions ne couvrent pas, le reste en capital fractionné et investi. C'est presque toujours la réponse la plus solide, et c'est celle qui demande le plus de calcul en amont. C'est aussi celle que personne ne fait spontanément, parce qu'elle suppose de chiffrer son propre budget de retraite avant de signer.
Les taux de conversion cités sont des ordres de grandeur de marché constatés en 2026 et varient selon l'assureur, l'âge, l'option de réversion et le contrat. Les projections de capital reposent sur des rendements constants, hypothèse qui ne se rencontre jamais. Aucun rendement n'est garanti et le capital investi peut baisser. Cette comparaison est une illustration pédagogique, elle ne constitue pas une recommandation personnalisée.
L'article L.224-4 du code monétaire et financier prévoit sept cas de déblocage anticipé. Six d'entre eux sont exonérés d'impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux de 18,6% restent dus sur la part des gains.
Le seul cas où la fiscalité normale de sortie s'applique intégralement, sans exonération. C'est aussi le plus utilisé.
Fiscalité de sortie standardDeuxième ou troisième catégorie, du titulaire, de son conjoint ou de l'un de ses enfants. Exonéré d'impôt sur le revenu.
Exonération d'IRExonéré d'impôt sur le revenu.
Exonération d'IRExonéré d'impôt sur le revenu.
Exonération d'IRSur décision de la commission de surendettement. Exonéré d'impôt sur le revenu.
Exonération d'IRÀ la suite d'une liquidation judiciaire. Exonéré d'impôt sur le revenu.
Exonération d'IRLe septième cas concerne les plans ouverts au nom d'un mineur. Depuis le 1er janvier 2024, l'ouverture d'un PER individuel à un enfant mineur n'est plus possible.
Sur un PER assurantiel, le régime dépend de l'âge au décès. Avant 70 ans, l'article 990 I du code général des impôts s'applique : abattement de 152 500€ par bénéficiaire, puis 20% jusqu'à 700 000€ et 31,25% au-delà, sans prélèvements sociaux. Après 70 ans, c'est l'article 757 B : abattement global de 30 500€, et une particularité du PER qu'il faut connaître, l'assiette taxable porte sur l'intégralité des sommes, versements compris, là où l'assurance vie ne taxe que les versements et laisse les gains hors champ.
Autrement dit, un PER non consommé après 70 ans est un actif fiscalement moins favorable qu'une assurance vie. C'est un argument de plus en faveur d'une sortie organisée et étalée plutôt que d'un capital laissé dormir.
Une page qui vous explique que les frais détruisent du capital doit vous dire d'où vient son propre revenu. Sans quoi elle vous demande une confiance qu'elle ne mérite pas.
Lorsqu'un client souscrit ou transfère par notre intermédiaire, le cabinet perçoit une rémunération versée par l'assureur, calculée sur l'encours et parfois sur les versements. C'est le modèle de la très grande majorité des conseillers en France.
art. 325-16 du RG AMFLe fonds dont nous présentons les performances est référencé parmi les supports accessibles dans les contrats que nous distribuons. Nous pouvons donc être rémunérés si vous y investissez. Nous ne sommes ni son promoteur ni son gestionnaire, et il ne nous paie pas pour cette page.
Aucun lien capitalistiqueLe détail de ces rémunérations, poste par poste, figure dans le document d'entrée en relation qui vous est remis avant toute prestation, ainsi que dans le rapport écrit d'adéquation qui accompagne toute recommandation.
art. L. 541-8-1 du CMFElle ne recueille aucune donnée sur vous en dehors de l'adresse que vous choisissez de nous laisser. Elle ne dépose aucun cookie, ne charge aucun script publicitaire, n'utilise aucun outil de mesure d'audience et n'est pas référencée dans les moteurs de recherche.
Aucun traceurUn conseiller rémunéré sur les encours a mécaniquement intérêt à ce que vous investissiez. C'est pour cela que la loi impose un rapport écrit motivé, et que nous vous remettons la comparaison de frais chiffrée avant toute décision. Vous devez pouvoir vérifier notre raisonnement, pas seulement nous croire.
Recommandation ACPR 2024-R-03Elle est écrite telle quelle. Un contrat existant peut être meilleur que ce que nous proposons, notamment s'il comporte une table de mortalité ancienne ou un taux minimum garanti. Dans ce cas nous vous le disons et l'affaire s'arrête là.
Devoir de conseilLes frais de transfert sont plafonnés à 1% de l'encours par l'article L. 224-40 du code monétaire et financier. Ils tombent à zéro après cinq ans de détention pour un transfert d'un PER vers un autre PER, et après dix ans depuis le premier versement pour le transfert d'un ancien produit d'épargne retraite.
Deux mois d'un PER vers un autre PER. Quatre mois lorsque le contrat d'origine est un PERP, un contrat Madelin, un article 83 ou un PERCO. Six mois pour les transferts collectifs organisés par l'employeur. Ces délais sont légaux et opposables à l'assureur, ce qui signifie qu'un dépassement se conteste.
Oui pour un PER individuel, sans condition d'ancienneté. Seul le montant des frais varie selon que le contrat a plus ou moins de cinq ans. Pour un PER d'entreprise obligatoire, le transfert n'est possible qu'après votre départ de l'entreprise, sauf disposition plus favorable du règlement du régime.
Non. Le transfert n'est ni un rachat ni un dénouement. Aucun impôt sur le revenu, aucun prélèvement social n'est dû à cette occasion. Les versements que vous avez déduits le restent, et le compartiment d'origine des sommes, versements volontaires, épargne salariale ou versements obligatoires, est maintenu à l'identique dans le contrat d'arrivée.
Le PERP, le contrat Madelin, le contrat article 83, le PERCO et le régime Préfon. Le plafond de frais de 1% s'applique à ces transferts depuis le 24 octobre 2024, et la gratuité intervient dix ans après le premier versement sur le contrat d'origine.
Non, cette passerelle n'existe pas. L'article 72 de la loi PACTE permet seulement de transformer un contrat d'assurance vie en un autre contrat au sein du même assureur, avec son accord, en conservant l'antériorité fiscale. Le dispositif temporaire qui permettait de transférer une assurance vie vers un PER avec un abattement doublé a pris fin le 1er janvier 2023.
Oui. Les règles de l'article L. 224-40 du code monétaire et financier s'appliquent quel que soit le statut de l'établissement qui tient le contrat. Un PER compte-titres peut donc rejoindre un PER assurantiel, et l'inverse est vrai également.
Selon le rapport 2025 de l'Observatoire des produits d'épargne financière du Comité consultatif du secteur financier, établi à partir de données de l'ACPR : 0,91% de frais de gestion annuels sur les unités de compte, 0,76% sur le fonds en euros, 1,51% de frais sur chaque versement en unités de compte, et 0,07% de frais d'arbitrage.
À cela s'ajoutent les frais courants des fonds eux-mêmes, qui atteignaient 2,03% en moyenne sur les supports actions selon Good Value for Money, contre 0,37% sur un ETF. Ces frais-là ne figurent pas sur votre relevé annuel.
Additionnez trois chiffres. Les frais de gestion annuels de l'enveloppe, que vous trouvez dans les conditions générales. Les frais courants des fonds où vous êtes investi, que vous trouvez dans le document d'informations clés de chaque support. Et les frais sur versement rapportés à vos versements de l'année.
Un contrat investi en fonds actions gérés activement dépasse couramment 2,9% par an tous frais confondus. Le même contrat investi en ETF ressort autour de 1,3%. Au-dessus de 2,5%, la question mérite d'être posée sérieusement.
C'est une hypothèse de travail, pas un objectif ni une promesse. Elle correspond à une allocation offensive en actions de petites capitalisations. À titre d'illustration, un fonds d'actions françaises de petites et moyennes capitalisations a délivré 12,98% par an en moyenne sur les trente-deux années civiles de 1994 à 2025, nettes de frais. Sur cette même période, six années se sont terminées en négatif, dont 2008 à moins 52,9% et 2018 à moins 30,2%.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le capital n'est pas garanti et la perte peut être totale.
C'est possible, et cela doit être vérifié avant toute décision. Certains contrats anciens comportent une table de mortalité favorable pour la sortie en rente, un taux minimum garanti sur le fonds en euros, ou des garanties de prévoyance adossées. Ces avantages disparaissent avec le transfert et peuvent excéder le gain lié à la baisse des frais.
C'est précisément ce que doit trancher la comparaison écrite, avant la signature et non après.
Ce que les textes changent réellement pour votre épargne, avec le calcul posé plutôt que le commentaire. Un envoi par mois, pas davantage. Vous vous désinscrivez en un clic et je n'ai rien à vous vendre à la fin.
Votre adresse sert uniquement à l'envoi de cette lettre. Elle n'est ni cédée ni louée. Vous disposez d'un droit d'accès, de rectification, d'effacement et d'opposition au titre des articles 15 à 21 du RGPD, exerçable par simple réponse à l'un des envois.