PEE / PERECO
Notre avis sur l’épargne salariale pour dynamiser votre épargne et optimiser votre fiscalité
9,7 % de CSG-CRDS seulement, aucune cotisation salariale ni patronale. Condition : au moins un salarié en plus du dirigeant, article L.3312-3 du Code du travail. PASS 2026 : 48 060 €.
PEE et PERECO : les plafonds 2026
-
Cadre collectif avantageux
-
PEE : projets à 5 ans
-
PERECO : préparation de la retraite
-
Fiscalité attractive
Les contraintes de l’épargne salariale
-
Risque de marché
-
Risque de liquidité
-
Risque réglementaire et fiscal
-
Risque de mauvaise allocation
Comprendre le PEE et le PERECO
Le PEE et le PERECO sont deux dispositifs d’épargne salariale qui permettent aux salariés de se constituer une épargne avec l’aide de leur entreprise, dans un cadre fiscal et social avantageux.
Le PEE est plutôt orienté vers des objectifs à moyen terme, avec une épargne en principe indisponible pendant 5 ans, tandis que le PERECO est conçu pour préparer la retraite, avec un blocage jusqu’au départ, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi.
Les versements peuvent provenir de l’intéressement, de la participation, d’un abondement de l’employeur ou de versements volontaires selon les règles du plan.
L’intérêt de ces dispositifs tient aussi à leur souplesse d’utilisation : selon le plan, l’épargne peut être investie sur plusieurs supports financiers et récupérée ensuite sous forme de capital, voire de rente pour certains compartiments du PERECO.
36 045 € d’intéressement pour 9,7 % de prélèvements
Voici le mécanisme que beaucoup de dirigeants de TPE et PME ignorent encore. Un chef d’entreprise peut se voir attribuer jusqu’à 36 045 euros d’intéressement en 2026, soit 75 % du plafond annuel de la sécurité sociale. Sur cette somme, il ne supporte que la CSG-CRDS à 9,7 %. Aucune cotisation salariale, aucune cotisation patronale. Et dans une entreprise de moins de 250 salariés, le forfait social est à zéro. Côté société, la totalité constitue une charge déductible du résultat imposable, en application de l’article L.3315-1 du Code du travail.
En euros, cela donne ceci. Sur 36 045 euros attribués, la CSG-CRDS prélève 3 496 euros. Il reste 32 549 euros que le dirigeant place sur son plan d’épargne entreprise, exonérés d’impôt sur le revenu, à condition de les y affecter dans les quinze jours. À titre de comparaison, verser la même somme en prime de salaire coûterait à l’entreprise de l’ordre de 51 000 euros charges comprises et laisserait au dirigeant environ 16 600 euros une fois les cotisations et l’impôt acquittés au taux marginal de 41 %.
On peut aller plus loin, car les plafonds se cumulent. L’abondement de l’employeur peut atteindre 3 844,80 euros sur le PEE et 7 689,60 euros sur le PERECO en 2026. Il est toutefois plafonné à trois fois le versement personnel du bénéficiaire, ce qui suppose un effort d’épargne d’environ 3 800 euros pour aller chercher la totalité.
Condition d'accès : au moins un salarié en plus du dirigeant (article L.3312-3 du Code du travail). Aucune cotisation salariale ni patronale sur ces sommes, seulement 9,7 % de CSG-CRDS. Plafond annuel de la sécurité sociale 2026 : 48 060 €.
Notre approche : nous avons à cœur d'optimiser chaque dispositif, et plus encore lorsqu'ils se cumulent. C'est la combinaison de l'intéressement, de l'abondement et du PER qui produit le vrai effet, pas un dispositif pris isolément.
Exemple chiffré pour un dirigeant de PME
Passons aux conditions, sans lesquelles rien de ce qui précède ne tient. L’entreprise doit compter au moins un salarié autre que le dirigeant, et au plus 249. L’article L.3312-3 du Code du travail est explicite sur ce point, et c’est l’erreur la plus répandue dans la littérature commerciale : un dirigeant seul ne peut pas se verser d’intéressement. L’accord doit par ailleurs prévoir expressément qu’il en bénéficie, ce n’est jamais automatique.
La formule de calcul doit rester aléatoire et collective. Elle s’applique à tous les salariés. Un dispositif taillé pour le seul dirigeant est indéfendable devant l’URSSAF, et une formule dont le résultat est connu d’avance est requalifiée en salaire, avec rappel de cotisations sur trois ans et majorations.
L’intéressement ne peut pas remplacer un élément de rémunération existant. Douze mois doivent séparer la suppression d’une prime de la mise en place du dispositif, c’est la règle de non-substitution de l’article L.3312-4.
Le calendrier, enfin, est la première cause de redressement. L’accord se conclut au plus tard le 30 juin pour un exercice civil, et se dépose sur la plateforme TéléAccords dans les quinze jours. Un accord signé à temps mais déposé en retard fait perdre l’exonération sur l’exercice entier.
Accord, formule aléatoire et blocage : les conditions
Les fonds sont bloqués cinq ans sur le PEE, jusqu’à la retraite sur le PERECO, hors cas de déblocage anticipé. Pour le PEE, ces cas sont larges : mariage ou PACS, naissance du troisième enfant, divorce avec garde, invalidité, décès, rupture du contrat de travail, surendettement, création ou reprise d’entreprise, acquisition de la résidence principale, violences conjugales. Pour le PERECO, la liste est plus courte.
Deux points de vérité qu’il faut connaître avant de se décider. D’abord, ces sommes échappant aux cotisations, elles ne génèrent aucun droit à la retraite, ni aux indemnités journalières, ni au chômage. C’est un arbitrage, pas un repas gratuit. Ensuite, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a relevé les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % sur les gains réalisés à la sortie du plan. L’entrée n’est pas touchée, la sortie l’est. Beaucoup d’articles publiés cette année écrivent que l’épargne salariale échappe à la hausse : c’est faux en sortie.
Quelles entreprises peuvent en profiter ?
Le PEE convient particulièrement aux salariés qui souhaitent se constituer une épargne disponible à moyen terme tout en profitant d’un cadre fiscal favorable.
Le PERECO est plus adapté à ceux qui veulent préparer leur retraite et organiser une épargne de long terme avec, selon le plan, une sortie en capital ou en rente.
Le couple PEE / PERECO est souvent pertinent lorsqu’on cherche à combiner souplesse, avantage fiscal et construction patrimoniale. Le bon choix dépend surtout de votre horizon, de votre niveau d’imposition, de votre capacité d’épargne et des modalités prévues par votre entreprise.
Un projet ? Une question ? Un besoin ?
Contactez nous ou laissez vos coordonnées pour un retour rapide de notre équipe !
Nous contacter directement
Nous vous répondrons rapidement.
-
contact@cabinetepca.fr
-
06 47 79 88 94
Nous contacter
Informations à jour au 8 août 2026, établies sur la base de la législation en vigueur. Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque investisseur et est susceptible d’évoluer. Les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital : l’assureur ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte, et non sur leur valeur. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Page à vocation informative, ne constituant ni un conseil en investissement personnalisé ni une recommandation de souscription.
